mardi 24 juillet 2012

Sur La Route


Une histoire dont j’ai beaucoup entendu parler sans vraiment la connaître. Jack Kerouac est une sorte de mythe pour certains et les récits de ses voyages, à commencer par « Sur la route » est un peu « LE » livre sacré. Pour moi qui aime voyager et rencontrer de nouvelles personnes, c’est une histoire qui pouvait m'aller. Walter Salles en a fait un film très attendu cette année et selon moi pas très bien accueilli. Le potentiel est pourtant là, comme dans certains de mes films favoris (Carnets de Voyage ou Into the Wild) le programme est simple : partir sur les routes infinies, belles et remplies de personnes aussi extraordinaires qu’improbables.

Sal Paradise (un personnage de fiction, mais inspiré de Jack Kerouac) raconte dans ce livre ses allers et venues sur les routes des Etats-Unis de la fin des années 40. Il raconte ses rencontres et donne une image de ce que pouvait être la Beat Generation à ses débuts.

Les routes sont belles, Walter Salles, le réalisateur de Carnets de voyages ne déçoit pas. L’ambiance aussi est top, les lumières, le jazz. On sent la crise des années 30 et le lendemain de la guerre, oui les années 40 ce n’est pas la décennie qui fait rêver. Chaque époque, chaque mode a sa musique. Pour la Beat Generation, c’est le jazz. Avec son côté imprévisible, un peu fou et enivrant, c’est tout à fait  la musique pour Sal Paradise et Dean Moriarty.

Dans la liste de mes rêves, parcourir l’Amérique (du Nord ou du Sud d’ailleurs) en voiture est en large tête. Mais quelque chose est selon moi assez décevant dans le parcours de Sal. Peut être qu’on ne sent pas assez l’espoir. Dean Moriarty est énigmatique (Garrett Hedlund est beau aussi) mais il a l’air plus blessé qu’autre chose, les voyages semblent surtout être une fuite pour lui, plus qu’une découverte. Donc oui c’est Sal qui « découvre la vie », mais il ne fait pas trop rêver non plus. Les épisodes de sa vie même forts semblent juste se succéder en ayant peu d’effet sur lui. Il revient toujours au point de départ, son appartement de New York et même s’il est comme possédé à la fin par le feu de l’écriture, je suis restée sur ma faim.

Je m’avance sûrement car je n’ai pas encore lu le livre (il est prêt à être entamé durant cet été) Je sentirai peut être ce feu et je voudrais lire ces autres livres, mais pour l’instant cette histoire ne m’a pas fait beaucoup d’effet.

 Ce serait trop fort de dire que je n’ai pas aimé, les acteurs sont bons (oui, Kristen Stewart ne cesse de me surprendre, elle est très bien) et le tout est très bien filmé mais je m’attendais à beaucoup plus, peut être trop.